image 22 heures d’avion à 22 mois

22 heures d'avion à 22 mois

Nous sommes partis en Australie et pour son baptême de l’air, notre garçon de 22 mois a voyagé en avion durant 22h à l’aller et autant au retour. Nous avons rejoint sa tatamarraine (ma sœur jumelle) en Australie. Avec son copain, ils font le tour du pays en Van durant 1 an. J’avoue que ça a été une sacrée expédition. Dans cette partie, J’avais la gorge serré quand il a fallu dire au revoir à son papa. Ça me faisait bizarre de partir sans lui.

Notre 1er vol Brest-Paris a duré 1 heure. C’était un avant goût de ce qui nous attendait après. Dans le couloir d’embarquement, notre garçon me suivait à côté et dès son entrée dans l’avion, le pilote lui a proposé d’aller voir le cockpit. Il  y est allé directement. J’étais contente pour lui, même si, à son âge, je ne crois pas qu’il mesurait la chance qu’il a avait 🙂

Au départ, il ne voulait pas rester attaché. Il préférait rester debout pour regarder ce qui se passait à travers le hublot. Finalement, il voyait largement assis, le décollage s’est bien passé. C’était la nuit,il y avait de l’animation avec tous les engins et leurs gyrophares. Itss a beaucoup apprécié ! J’avais lu que les enfants ne savaient pas déglutir et qu’il fallait une tétine. Il en avait jamais eu. Le biberon, il en prenait pas non plus. Du coup, une gourde a fait l’affaire. Le gros bruit que provoque le décollage était aussi une animation pour lui. C’était marrant car il essayait de l’imiter. C’était trop mignon. Ce premier vol m’a permis de voir comment il réagissait au décollage et à l’atterrissage. Et tout le voyage s’est super bien passé. Finalement, la partie la plus stressante est le moment où il faut passer tous les enregistrements, les contrôles. J’ai toujours eu un peu peur de ne pas pouvoir partir.

Nous sommes arrivés à l’aéroport de Paris Charles De Gaulle, on avait ensuite 7 heures d’attente pour relier l’autre terminal qui était à 10 min à pieds. En parcourant en long et en large le site internet de l’aéroport Charles de Gaulle, je savais qu’il y avait des jeux pour les enfants.

Surprise en arrivant, pour y accéder, il fallait d’abord enregistrer les bagages. Et ça, on pouvait le faire seulement 3 heures avant. Il y avait aucun jeu ! Normalement, j’en avais pris suffisamment et je savais qu’avec le monde présent, il y avait beaucoup d’éléments à observer. Le chariot à bagages était une distraction à lui tout seul. Itss était assis dessus à ras le sol. Il était content de se promener dans l’aéroport installé comme ça ! Vu le temps d’attente, j’avais prévu une poussette. Il a pu également s’endormir dedans. J’avoue que c’était plus compliqué pour moi de pousser la poussette et le chariot. J’ai ouvert la poussette, mis tous les sacs que je pouvais et mon gros sac sur le dos. lol

3 heures avant, je me suis présentée au contour, itss assis à l’avant du chariot. Il était heureux. Entre le moment où on dépose les bagages et l’embarquement, le temps a filé. J’avais prévu des petits pots pour son repas, il n’y avait aucun four à micro ondes. J’avais également prévu le tula toddler pour le porter sur le dos. J’ai toujours l’habitude de le porter sur le dos pour les promenades. Il a utile pour le voyage et pour avancer plus rapidement aussi ;).

2 ème vol d’une durée de 6h45 >

Cette fois, itss a pu voir l’avion et les extérieurs de jour. Pour tous les longs vols, j’avais pris côté hublot et j’avais droit l’espace « bébé moins de 2 ans ». Du coup, on avait beaucoup d’espace devant nos jambes. Et ça, c’était trop bien. Il a pu jouer tranquillement et comme il voulait. On a pu se promener entre les allées. Il a beaucoup beaucoup joué avec ses jeux. J’ai même essayé de lui mettre des vidéos.Il ne voulait pas regarder. On ne le laisse jamais regarder des dessins animés ou autre chose. J’avoue, cette fois, ça m’aurait bien arrangé. 😉  Les hôtesses lui ont également donné une couverture/peluche de la même couleur que son doudou. Il l’appelait : « doudou, doudou ». 🙂 Il n’ a pas beaucoup dormi durant ce vol, seulement à la fin. Heureusement, il était en forme quand on est arrivé à l’aéroport de Dubai. C’était la nuit. Je le portais sur mon dos pour avancer plus rapidement. La poussette était en soute, je ne voulais pas m’encombrer avec. Il fallait prendre un métro interne à l’aéroport pour accéder à l’autre terminal. Il a fallu que je mette mon cerveau en marche pour me rappeler la langue anglaise ! Le dépaysement était immédiat !

On a attendu 3 heures. Le temps passe très vite entre l’arrivée, le passage à la douane et les boutiques. Quand on voyage avec un enfant, on peut transporter du liquide, des repas, j’avais ce qu’il faut avec moi pour cet escale ! c’est un avantage quand on part avec un jeune enfant.

3ème et dernier vol avant d’arriver en Australie…

Le dernier vol et pas des moindres : 12h45. Celui-là, je l’ai appréhendé, je me demandais si le voyage allait bien se passer. Notre garçon s’est endormi au début du voyage et durant longtemps ! Il dormait sur mes genoux. Il faisait sa nuit. Le repas est arrivé quand il dormait encore sur mes genoux. Le plateau était à demi-ouvert, je mangeais avec une main, sa tête était reposée sur l’autre.. lol lol Ensuite, il était suffisamment en forme pour jouer. On m’avait donné un kit de voyage comportant un bavoir, un gel douche, des lingettes. J’ai aussi pu dormir, regarder un film. On s’est promené, il a joué avec ses jeux dans les espaces plus grands. A la fin, je comptais les heures. Ce qui est bien, c’est que les hôtesses offrent à boire, à manger, des fruits, des gâteaux régulièrement. Ca permet de passer le temps. J’avais hâte d’atterrir ! Après ce long voyage, on est enfin arrivé. A ce moment-là, le temps me paraissait long pour retrouver Rachel et Julien. Apparemment pour eux aussi, le temps a été interminable. Çà nous a prit du temps de passer au contrôle, la douane,… C’est toujours un peu stressant de passer toutes ces étapes. J’avais toujours peur d’avoir un problème ou quelque chose comme ça. Et enfin, on est arrivé. Rachel et Julien nous attendais.

ON Y EST, on est enfin arrivé !!! Tout s’est bien passé et même mieux que je pensais. C’était finalement un peu comme une sortie, une animation pour notre garçon. J’ai essayé de respecter au mieux son rythme. Quand il voulait jouer, je le laissais. Et quand il voulait dormir, c’est que c’était le moment…

On est arrivé à Brisbane. Itss disait souvent : « Tata !! » Si elle, s’éloignait, il disait : « è où tata » ? Je lui est peut-être transmis inconsciemment ma joie de les voir car il était tout content, excité.

Sur la route, il ne s’est pas endormi. Rachel et Julien avait réservé un camping ; un caravane-park. Durant les 15 jours, nous avons dormi dans le van et eux dans une tente.

Les nuits se sont bien passées. On lui lisait systématiquement une histoire : « Mon papa », « Grosse colère », « le livre des bruits ». C’était important pour moi que je lui lise l’histoire « Mon papa » . Durant les nuits, notre garçon dormait avec ses voitures et son tracteur. Il les aime beaucoup !

On nous avait dit et Rachel l’avait confirmée que la mentalité était différente en Australie. Les gens sont positifs. Il y a une expression phare en Australie : No WORRIES = pas de problème. Je crois que ça résume beaucoup.

Quinze jours après, Nous avons prit le vol retour entre dubai et Paris. Je n’avais pas encore vu de Français. J’étais contente de retrouver la langue française. J’étais encore dans l’euphorie du voyage. La désillusion est ensuite arrivée. Je m’installe toujours côté hublot avec un grand espace devant nous. Notre garçon peut s’assoir largement. Il a beaucoup joué au sol en roulant ses véhicules. Bref, je m’installe, itss est sur mes genoux et j’entends quelqu’un râlé : des français. On a la réputation, d’être râleur, ça se confirme ! lol Ils ne sont pas contents d’être installés au niveau de l’espace des enfants… Il s’excuse envers moi en disant que ce n’est pas par rapport à moi. Encore heureux !!! Ils n’ont pas le choix. La dame me dit, en parlant d’itss : » oh le pauvre, c’est un long voyage pour lui ». Voilà, encore un état d’esprit défaitiste. Elle transpose son propre jugement, ses propres croyances et représentations !! Tout roule pour nous et elle juge sans le savoir. A peine rentrés et déjà des critiques. Ils ont continué à se plaindre auprès des hôtesses car il y avait beaucoup de passage à leur droite. Bref, des râleurs.

J’ai surtout pitié pour eux parce qu’ils ne savourent même plus les choses de la vie (ils rentraient des Maldives). Ils ont cette chance de voyager et ils prennent encore le temps de râler pour un mauvais numéro de siège.

Notre garçon a  eu de nouveaux un kit  pour le change, une nouvelle couverture/peluche, une ardoise magique et des cartes de jeux. Il en a à peine touché, il a joué encore et encore avec ses voitures, son tracteur et un mini van qu’on avait acheté au début du séjour.

Il me restait un dilemme sur le dernier vol Paris-Brest et là c’était le stress total ! Si on ratait l’avion, on devait attendre le lendemain, râlié un autre aéroport, ou faire 5 heures de train. Et là, franchement, tout s’est bien passé jusqu’à là je n’en voulais pas plus. J’avais 45 minutes pour récupérer nos bagages, les enregistrer et embarquer. Le sac est arivé rapidement, ouf. J’ai attendu la poussette… encore attendu. Le temps défilait. Je demande l’avis à un douanier : « est-ce que vous pensez que si j’attends la poussette, je peux encore avoir mon avion ? » Il me répond : « non, vous ne l’aurez pas, soit vous perdez la poussette, soit vous perdez le billet. Ahhhh !! Je file à toute vitesse. Itss sur le dos. Je cours tel un marathon. Je stress. Je m’arrête à un comptoir et interroge un  monsieur pour savoir où je devais enregistrer mes bagages en lui expliquant que j’allais raté mon avion. Il a dû voir la sueur sur mon front (lol) et me dit : « on peut le faire ici ». Il me dit : il manque un bagage (la poussette). Oui, normal, je n’ai pas pu la prendre..

5 min plus tard, je ne pouvais plus enregistrer et je n’aurai pas pu partir, OUFFFF !!!

Sur le vol retour, je croise une collègue de boulot sur le vol paris-Brest.

Plus qu’une heure, pour retrouver son papa… :). En arrivant et en voyant son papa : Itss disait « papa, papa, papa » avec un sourire dans le coin. Il était heureux de le retrouver et moi aussi.

On a passé de merveilleuses vacances. Quand il grandira, Itss regardera les photos et la vidéo que sa tatamarraine nous a fait. Il ne se souviendra peut-être pas de tout. On ne vit pas des choses forcément pour s’en souvenir mais tout simplement pour les vivre.

On a vécu dans un VAN, avec peu de choses, peu de jouets, peu de vêtements et choses en abondance et on a vécu tellement de bons moments. Le fait de voyager tant d’heures, de parcourir les aéroports de paris, dubai et brisbane, de rencontrer des gens, de voir un autre pays, de voir sa famille à l’autre bout du monde, ça n’a pas de prix. C’était juste une expérience unique à vivre. Je ne m’étais pas rendu compte jusqu’à là que Rachel était partie depuis 7 mois. C’était un vrai plaisir de passer des moments avec eux, de rigoler. Bref, c’était un voyage qu’on aurait pas pu faire plus tard, c’était maintenant ou jamais.

Voici quelques photos de notre voyage…

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4 commentaires

  1. […] Ce sac marque la transition dans les moments où il faut passer à autre chose. Notre garçon l’emporte avec lui, le matin à son réveil, au moment de la sieste et surtout le soir avant de dormir. Il lui permet d’accepter le passage d’un instant à un autre plus facilement. Ce n’est pas forcément le sac de jeux qui marque la transition mais aussi la confiance et la fiabilité de notre parole au départ. C’est comme si, on lui proposait ce sac pour aller dormir et ensuite on l’enlevait aussitôt installé dans son lit. Il ne serait plus objet transitionnel. Il sait qu’il peut jouer avec ses jeux avant de dormir. C’est un moment où il peut se retrouver. Depuis l’âge de ses 15 mois, on a enlevé les barreaux de son lit. Il a un lit bas et peut en sortir comme il le souhaite. Les premiers temps, l’endormissement était compliqué car il préférait jouer sans cesse. Petite à petit, il jouait et s’endormait ensuite. Parfois, il restait jouer des longs moments mais après tout, c’est que ce n’était pas forcément le moment pour lui de s’en dormir. Aujourd’hui, il a 2 ans, il demande à mettre son matelas par terre pour être encore plus prêt de ses jeux. Ce n’est pas toujours bon de laisser un matelas sans aération au-dessous. Il va falloir que l’on trouve une solution. Ces derniers temps, les couchers ont été compliqués et quand il a pu nous dire « peur » au moment où l’on fermait la porte, on a vite compris. Depuis, on laisse la porte entrouverte. Même quand tout est éteins, la porte ouverte suffit à le rassurer. Nous lui avons également acheté une veilleuse nomade de chez Pabobo que j’adore ! Je l’avais acheté pour notre voyage en van en Australie. […]

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